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Actualité des sapeurs-pompiers

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Malagnou (GE) : Appartement en feu: 19 personnes évacuées

Proposé par : admin Le 21/09/2006 à 09:45

118 ExpressMalagnou - Cinq locataires ont été hospitalisés. Un logement détruit.


Presque tout a brûlé, tôt hier matin, chez la gérante du «Café Shop Le kiosque»: son géranium en plastique, le compteur électrique, sa statuette d'ange doré et l'éventail asiatique épinglé au-dessus d'une table en rotin.

L'incendie, qui a ravagé le deux-pièces jouxtant le troquet de la rue Henri-Mussard 11, a nécessité l'hospitalisation de la commerçante et de quatre autres locataires de l'immeuble intoxiqués par la fumée. Leurs jours ne seraient pas menacés.

Quatorze autres personnes, dans un état moins grave, ont été évacuées par échelle et secourues sur place sous une tente de soins destinée à éviter l'encombrement des Urgences de l'Hôpital cantonal. En revanche, personne n'a été brûlé dans ce sinistre dont l'origine reste mystérieuse.

Cigarette mal éteinte?

Les pompiers arrivés en masse, «une trentaine d'hommes», ont été alertés à 4 h 41. En quelques minutes, ils ont maîtrisé les flammes. «Mais ils ont mis du temps à venir, estime Alicia Zanolini, en rejoignant à pied son appartement du sixième étage en compagnie d'un soldat du feu. Mon ami et moi avons senti l'odeur de la fumée peu avant 4 h.»

Au début, le couple a tenté de repousser avec des linges les vapeurs qui se glissaient sous le pas de porte. «On a réalisé que ça ne servait à rien, alors nous avons finalement ouvert la ­fenêtre pour pouvoir respirer.» Mais même dehors, l'air était devenu irrespirable. Dans la rue et la cour intérieure.

Un fois secourus, les locataires se demandent comment l'appartement du rez-de-chaussée a-t-il bien pu brûler? Criminel, accidentel, chacun à son avis. «Peut-être une cigarette mal éteinte», poursuit Alicia Zanolini avant de refermer la porte d'entrée. Les enquêteurs privilégient la piste accidentelle.

Il est 6 h 30. Maria Mercedes Fabra sort elle aussi de la tente médicale après avoir reçu une assistance respiratoire. «Je me suis fait réveiller par les cris des gens de l'immeuble, se souvient-elle. Prise de panique, une personne du troisième étage hurlait.»

Sa voisine Eliane Schenk dormait comme un loir. «Heureusement qu'un locataire m'a ­réveillée», soupire-t-elle. Mais l'artiste, qui s'apprête à constater les éventuels dégâts de fumée dans son appartement, est hors d'elle: «Ça fait une année que je demande aux responsables de l'immeuble de faire ouvrir les fenêtres de l'escalier qui ont été curieusement scellées. Si nous avions pu les ouvrir à chaque étage, cela aurait pu permettre à la fumée de s'échapper plus rapidement, voire à des locataires de sortir.»

Question de méthode

Sur cette question, les avis des spécialistes du feu divergent. Certains estiment que trop d'ouvertures nuit à la ventilation artificielle. Mieux vaut ouvrir une fenêtre au dernier étage et expulser la fumée depuis le bas. D'autres préfèrent multiplier les sorties. «A Genève, nous optons plutôt pour la première méthode», conclut le capitaine Michel Bernard.

Des locataires témoignent

Maria Mercedes Fabra : «Je me suis fait réveiller par les cris des gens de l'immeuble. Prise de panique, une personne du 3e étage hurlait.»

Alicia Zanolini : «Les pompiers ont mis du temps à venir. Peu avant 4 h, nous avons tenté de repousser avec des linges la fumée qui se glissaient sous le pas de porte. On a réalisé que ça ne servait à rien, alors on a finalement ouvert la fenêtre pour pouvoir respirer.»

Eliane Schenk : «Un voisin m'a réveillé. Cela fait une année que je demande aux responsables de l'immeuble de faire ouvrir les fenêtres actuellement scellées. Ceci afin de permettre à la fumée, voire à des locataires de sortir.»

Source : Tribune de Genève - Fedele Mendicino

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